Auteur : John Irving
Bio : John Irving est né en 1942 aux Etats-Unis. Il a connu la renommée grâce à son quatrième roman, Le Monde selon Garp, qui a connu un succès international. Il avait alors 36 ans. Depuis, l’auteur accumule les succès auprès du public et de la critique. À moi seul bien des personnages est son treizième roman.
Titre : A moi seul bien des personnages
Genre : roman contemporain (littérature blanche)
Editeurs/Prix : Le Seuil (grand format), 21,80€ ; Points (poche), 8,50€
Nombre de pages : 471 pages en grand format, 589 pages en version poche
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Résumé : le dernier roman de John Irving traite d’un thème très actuel, puisqu’il interroge sur le genre.
Le narrateur, âgé de 70 ans, raconte sa vie. Le temps de son adolescence et de la construction de son identité, dans les années 1960, occupe une grande partie du roman: à la période des premiers désirs, il tombe amoureux à la fois d’un garçon de son lycée et de la bibliothécaire de sa ville et décide de devenir écrivain.
Il a une filiation compliquée, n’a pas connu son père, vit avec sa mère dans un lycée de garçons où il fait sa scolarité, nous retrouvons des éléments de sa biographie, qu’il a déjà utilisés dans d’autres romans.
On y croise des transgenres, des homosexuel(le)s, lui est bisexuel et dans les années 60 aux USA, c’était très difficile d’afficher ses préférences.
Deux des personnages principaux, sa grand-mère et sa tante, incarnent la morale ayant cours à cette période : il insiste tout au long du livre, sur l’évolution des mentalités américaine et européenne concernant les questions d’homosexualité, de transsexualité, de bisexualité.
Des hommes qui jouent des rôles de femme, des femmes qui jouent des rôles d’homme au théâtre, et dans la vie à quoi jouent-ils ? Le théâtre permet à plusieurs personnages d’essayer un autre genre, la réaction du public est intéressante, plus ou moins tolérante.
Il est question aussi, lorsqu’il est adulte, de l’hécatombe de la guerre du Vietnam, puis de celle du sida.
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Mon avis :
C’est un livre provocateur mais sans agressivité, il dit tranquillement que nous sommes des personnes singulières et que nous ne pouvons pas rentrer dans des normes, dans des cases définies arbitrairement. Si le lecteur a l’esprit ouvert, il avance avec le narrateur vers l’idée que chacun doit vivre son chemin singulier sans s’enfermer dans un rôle social.
Le tout dans un style humoristique, corrosif, fantasque, décalé, employant des termes crus dans des scènes de sexualité sans aucune vulgarité, bref, je me suis beaucoup amusée. Sauf peut-être lorsqu’il parle des ravages du sida. C’est très documenté, trop à mon goût, mais c’est sans doute pour des raisons de sensibilité personnelle.
Comme l’indique le titre, emprunté à la pièce de Shakespeare, « Richard III », les personnages représentent un peu du narrateur, son grand-père, qui joue des rôles féminins au théâtre, sa meilleure amie, à qui il vole le soutien-gorge, son orthophoniste (il ne réussit pas à prononcer le mot « bibliothèque », le mot « pénis »…) à qui il peut exprimer ses interrogations, Esmeralda, une amante rencontrée à Vienne.

- Note : 4/5 plumes
– L’auteur de la critique : Janie
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