De la page blanche au tutorat d’écriture

C’est une réalité de l’écriture : quand on commence à écrire, on est inhibé par toutes nos peurs, nos doutes, pas le jugement des autres et surtout par le sien. On aime écrire, inventer des histoires, mais des fois, on se dit – et c’est un étape normale dans le processus d’écriture – que ça n’a rien d’original, que les auteurs publiés écrivent mieux, que des milliers d’auteurs ont écrit avant nous sur le même sujet.

Il ne s’agit pas à proprement parler de démotivation parce que ce n’est pas conscient, ça se situe plutôt au bord du champ visuel, quelque part entre « je le pense » et « je l’exprime ». Ca fait une boule dans la gorge, un engorgement dans le stylo, une crampe dans les doigts. Et on n’écrit pas. Ou plus. On est « à sec ».

On dit souvent que l’imagination, ça s’entraîne, mais pour entraîner une roue, par exemple, il faut une source d’énergie, que Freud appelait la « sublimation de la libido » mais que le vulgum pecus appelle la motivation, la confiance en soi, un projet d’écriture qui fait rêver et qui donne envie… L’imagination, c’est un peu comme une roue à aubes ou un moulin à vent : si on ne pousse pas les pales (ou les aubes) avec quelque chose d’un petit peu concret, c’est l’imagination qui tourne en rond ; des idées vagues se dessinent, se déforment et disparaissent rapidement, à l’instar des nuages dans le ciel.

Quand on commence à écrire, ou quand on recommence, on a parfois besoin de briser le ciel bleu, par ailleurs très joli, de notre imaginaire, de créer une petite tornade ou carrément une tempête chargée d’éclairs, pour que l’envie d’écrire, ces idées éparpillées, ces mots, ces débuts de phrase qui n’ont pas de fin, prennent une forme lisible, articulée et qu’un mouvement nous précipite en avant : après la pluie, l’eau court dans la rivière et pousse la roue à aubes ; quand le vent souffle, on tourne le moulin à vent dans la bonne direction et le grain de blé est écrasé, se transforme en farine, en pain, en brioche (à chacun ses goûts !).

C’est le rôle d’un autre, d’un quidam, d’un inconnu qui vous veut du bien, d’un relecteur professionnel ou d’un bêta-lecteur de vous faire un retour le plus objectif possible et surtout constructif. Pas seulement sur le texte, mais sur vous-même, sur votre profil d’écriture, sur vos forces mais aussi vos travers. Il n’existe pas de « psychologue pour écrivains débutants » ou « recommençant » mais des écrivains, des formateurs et des animateurs d’ateliers d’écriture qui ont la fibre pédagogique et l’empathie nécessaire pour cette mission (presque) impossible : faire sortir Athéna toute habillée, une lance dans la main droite et un casque sur la tête, de l’esprit têtu de Zeus.

Ce que je veux dire par là, c’est que vous n’êtes pas seul à « galérer » parfois avec votre feuille blanche, votre carnet d’écriture jamais terminé, votre histoire inachevée. D’autres sont passés par là. Je suis passé par là. C’est pour cela que j’ai créé cette petite vidéo pour vous faire sourire en prenant du recul mais aussi vous faire sentir l’utilité d’un accompagnement littéraire comme celui proposé par le Cercle des écritures de Nantes, que nous avons nommé « tutorat d’écriture« .

Bon visionnage. N’hésitez pas à laisser des commentaires et à partager, ça fait toujours plaisir.

– Damien Porte-Plume

PS. et pour information, ce texte a été rédigé sans IA.

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