Un visuel pour présenter 8 raisons pour ne pas utiliser l’IA si vous écrivez

En créant ce nouveau visuel, nous avons cherché à synthétiser les arguments principaux de notre texte, 8 raisons pour ne pas utiliser une IA si vous écrivez. Ce visuel, destiné à une large diffusion, ne permet évidemment pas de les développer. Nous invitons donc nos lecteurs à se reporter à l’article originel, qui comporte non seulement une réflexion « pour aller plus loin », des nuances sur certains aspects, mais aussi des sources externes qu’ils pourront consulter.

Si vous êtes un professionnel du livre (auteur, éditeur…) ou une association littéraire comme la nôtre, n’hésitez pas à vous signaler pour que nous rajoutions votre nom ou votre logo sur ce visuel.

Sans être un manifeste, nous souscrivons cependant à l’idée de « placard » qui incite les citoyens – et au premier lieu les auteurs et leurs lecteurs – à réfléchir sur les conséquences d’une littérature produite par IA. Contrairement à ce que le gang des technophiles essaie de nous faire croire, l’IA générative n’est pas neutre. La comparaison de l’IA avec un simple outil, avec une innovation technologique de plus, ignore le fait artistique, c’est-à-dire l’ensemble des fois où un individu, au lieu de produire des mots ou des images par exemple, décide d’exprimer quelque chose de lui à travers les mots ou les images qu’il crée.

En se focalisant sur le texte généré par IA, ce formidable tour d’illusionniste, on oublie de parler du processus d’écriture, de l’origine trouble de nos idées, des voix intérieures, du travail sur l’intention autant que sur l’histoire elle-même (Qu’est-ce qu’on a envie de raconter, qu’est-ce qui nous motive suffisamment pour écrire un livre ?). Le récit prend forme progressivement, comme un homme qui s’approche dans la brume : on ne voit d’abord qu’une silhouette un peu vague, pareille à un fantôme, puis un hominidé, une ébauche d’être humain, avant de reconnaître un homme aux traits précis, son propre frère. Le problème avec l’IA générative, c’est qu’elle fonctionne trop bien, justement : elle allume des projecteurs à 100 000 lumens, chasse les fantômes, civilise les hominidés, contrôle les passeports… A la fin, le texte apparaît en pleine lumière, terminé, sans faute, lisible, parfait, trop parfait (certains diraient sans âme). L’écrivain, lui, ne se trouve nulle part.

8 bonnes raisons pour ne pas utiliser l’IA si vous écrivez – visuel

Si c’est propos vous parlent, ou tout simplement si vous pensez qu’un débat sur l’IA générative et l’écriture mérite d’exister, partagez ce visuel sur vos réseaux, discutez-en avec vos amis. Si vous êtes un professionnel du livre (auteur, éditeur…) ou une association littéraire comme la nôtre, n’hésitez pas à vous signaler pour que nous rajoutions votre nom ou votre logo sur ce visuel.

– Damien Porte-Plume

cercledesecritures@gmail.com

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