Retour sur l’atelier de Guérande du 17 janvier

Anna, la présidente en chef, et Danièle, l’entremetteuse en écriture, m’accueillirent avec une joie mêlée à une pointe de défi : « Le Porte-Plume arrivera-t-il à faire aussi bien que la première fois ? Nous avions aimé ta proposition de la dernière fois, mais là, que va-t-il sortir de nos stylos, quelle encre allons-nous cracher sur nos cahiers ? ».

C’était la deuxième fois que nous animions un atelier d’écriture pour l’association Mes crayons sont bleus de Guérande. Nous aurions pu appeler cet événement « le retour du Porte-Plume » s’il n’y avait pas eu le retour de nombreux autres participants.

Sophie était là, avec sa voix de conteuse, Joëlle, que le sort désigna pour commencer, Anne-Marie, dont mille songes, mille refrains volent autour d’elle en ce grand jour, et Geneviève, dont le talent pour le genre policier nous avait marqué la dernière fois. Marie-Paule participait pour la première fois à un atelier d’écriture. Mercédès avait déjà écrit avec le groupe mais ne me connaissait pas. Christian, nous l’avions déjà rencontré à la médiathèque de Guérande. Il aime comme nous la science-fiction et Philip K. Dick. Soazig, enfin, n’avait pas pu venir ; elle avait laissé sa place à Hélène, une ancienne participante de nos ateliers à Nantes que nous avions accompagné sur un tutorat d’écriture.

Au cours de cette journée, qu’avons-nous écrit et imaginé ? Si je devais utiliser quelques mots et expressions prélevés au fil des lectures, je ne me contenterais pas de parler de la couronne d’Angleterre et des bijoux volés de Danièle, je ferais également référence au chat famélique, au cochon de forgeron, aux boeufs qu’on égorge religieusement, au safari-licorne et aux oiseaux que l’on peut voir assis sur un banc (que d’animaux !). Je n’oublierais pas de citer (quoiqu’avec un peu de prudence) la sorcière de salle de bain et la fille aux dents pointus.

Si les histoires à l’accent mystico-celtique vous siéent, prenez cette cravate orange et enfilez ce costume à paillettes, demandez votre chemin au petit-fils de la grand-mère qui se lève en silence, et ouvrez la grande porte blanche et rouge avec une topaze-clef.

N’ayez pas peur pour la suite. De vos entrailles païennes, vous accoucherez d’anciens souvenirs, des secrets de famille, des autofictions aussi. Vous visiterez, comme nos participants, les ruelles, les parcs et les monuments de la Cité de la Mémoire.

En résumé, cette journée d’écriture, c’était une bibliothèque qui s’écrivait doucement, au rythme de chacun, avec des titres aussi divers que Le Journal d’un collabo, L’Histoire de l’Orphelin qui apprenait qu’il avait un frère, Le Parfum de Mon Amoureux. J’espère que nos dix participants auront apprécié l’expérience et que nous aurons l’occasion, une autre fois, d’ajouter quelques tomes au rayon Ecrivons Ensemble.

– Damien Porte-Plume

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