8 raisons pour NE PAS utiliser l’IA si vous écrivez

La récente affaire Thélyson Orélien, où un livre écrit par IA s’est retrouvé sur la liste du Goncourt, nous rappelle les réflexions que nous avions partagé sur ce site, dès le mois de janvier 2026.

Le Cercle des écritures de Nantes s’était engagé à soutenir l’écriture humaine (l’expression est étrange, on se croirait en pleine science-fiction), non pas seulement contre l’écriture artificielle, mais contre l’usage de l’IA aux différentes étapes de l’écriture : les idées, le plan, l’écriture, la relecture… Radical ? Comme la Révolution, l’Intelligence Artificielle est un tout, elle peut tout, de l’idée à la correction orthographique en passant par la documentation et l’écriture. Or, une fois qu’on a mis le doigt dans le pot de confiture…

Visuel 8 bonnes raisons pour ne pas utiliser d’IA si vous écrivez

Il n’existe pas à ce jour un bon usage de l’IA concernant l’écriture d’un roman. Faut-il l’utiliser au début, pour chercher des idées ou améliorer son plan ? Faut-il lui demander son aide pour les dialogues, cet art difficile, et les descriptions, souvent rébarbatives ? Faut-il lui donner le texte à écrire, à relire ? Chaque écrivain ayant déjà testé l’IA se rend compte que les possibilités sont infinies. En réalité , personne n’inventera sa manière d’utiliser l’outil, de « prompter » ou de converser avec la machine, chacun devra au contraire de trouver une limite, s’inventer un tabou, pour ne pas utiliser l’IA à toutes les étapes de l’écriture. Certains refuseront de l’utiliser pour écrire le roman en entier mais accepteront des propositions d’améliorations, d’autres refuseront de l’utiliser pour écrire mais accepteront de retravailler le plan de leur roman avec elle…

Nous pensons, au sein de l’association, que ces limites ne peuvent pas être établies, à l’identique, pour tous les écrivains. Nous pensons que ces limites sont appelées à bouger, à évoluer, au fur et à mesure que les écrivains maîtriseront mieux l’IA, que les nouvelles générations auront appris à s’en servir à l’école, et que les systèmes IA s’amélioreront. Déjà, l’IA s’introduit dans les traitements de texte, les plateformes d’écriture, les correcteurs orthographiques…

Le pot de confiture est renversé et elle dégouline sur la table, au milieu des stylos.

C’est pour éviter aux écrivains d’avoir les doigts tâchés que nous avions détaillé 8 bonnes raisons pour ne pas écrire avec une IA :

Les affaires récentes en France, en Angleterre et aux États-Unis (car oui, il n’y a pas que l’affaire Thélyson Orélien la France…) montrent que nous avions anticipé un certain nombre de problèmes, somme toutes prévisibles.

Nous en sommes là. La relecture de notre manifeste est plus que jamais d’actualité.

Il ne concerne que la littérature, ou plus précisément la prétention de l’intelligence Artificielle à vouloir remplacer les écrivains, il ne vise pas les écrivains eux-mêmes, ni l’usage de l’IA dans d’autres domaines.

Lire le manifeste complet : les 8 raisons pour ne pas utiliser d’IA si vous écrivez

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